L'histoire mérovingienne de Criel

Ce site est maintenant consacré à une période plus ancienne de l’histoire de Criel, l’époque mérovingienne. Chaque  article contiendra une partie théorique évoquant les deux cimetières mérovingiens de Criel découverts au XIX ° siècle et sera agrémenté des photos des fouilleurs du troisième cimetière découvert en 1990, ainsi que des photos des sépultures. Si vous avez participé aux fouilles, n’hésitez-pas à vous manifester afin de raconter des anecdotes lors de ce chantier, ce sera sa partie « vivante » et servira de souvenirs à tout le monde.

Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 19:32

Sépulture 4

Ses limites n'ont pu être reconnues, elle se trouve dans l'angle sud-ouest d'une fosse plus grande et plus ancienne qui n'a pas été fouillée. Il s'agit d'un jeune enfant, les bras le long du corps.

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Sépulture 5

Elle est orientée sud-ouest-nord-est et n'a été que partiellement fouillée. Néanmoins, elle est vide de tout matériel humain. Un fragment de boucle en fer a été retrouvé dans son remplissage.

 

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Sépulture 6

Fosse très partiellement fouillée, orientée ouest-est. Elle contient un squelette en bon état de conservation.

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Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 15:58

L’équipe des fouilleurs de l’année 1990

Corinne Jay   Monique Hamard   Marjoria Corcier   Anaël Roseau   Bénédicte Roseau   Pascal Auzou   Fabien Barrade   David Breton   Michel Brice    Stéphane Brice   Olivier Carton   Jean-Pierre Corcier   Nicolas Cordier   Philippe Cuvelier   Grégory Devaux   Raymond Devaux   Gaétan Faure   Patrick Gamard   Dominique Gamard   Gilles  Habasque   David Lambotin   Régis Lasnel   Etienne Mantel   Luc Niedergang    Davy Patouillet   Patrick Rainsard    Bruno Ronnel   Eric Seuillerot   Nicolas Thomä   Christophe Traullet   Fabrice Villin        

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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 19:08

Les pierres taillées retrouvées sur le site

Le débitage

L'industrie est essentiellement composée de 322 éclats et 13 nucléus. Le silex utilisé provient de rognons de la craie et non des galets de silex de la plage. Nous distinguons, dans l'ensemble du débitage une tendance à la production d'éclats de façonnage.
Les nucléus sont bipolaires en vue d'une production d'éclats laminaires. Un certain nombre de rognons testés furent retrouvés sur le site. Mis à part les éclats de façonnage l'ensemble du débitage est effectué au percuteur en pierre.

L'outillage

L'outillage est composé principalement de 10 grattoirs sur support indifférencié, d'un perçoir de 3 encoches et de deux pièces mâchurées Ces dernières portent des stigmates d'écrasement de l'un des tranchants, induisant une retouche alterne.
L'industrie de Criel-sur-Mer semble être relativement spécialisée. Elle nous fait penser à une production d'outils précis genre hache. Compte-tenu de cet argument et de la matière première utilisée, la proximité d'une minière peut être envisagée, à moins que les hommes préhistoriques ne soient allés extraire le silex directement dans la falaise littorale.

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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 18:08

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Rapport général de la fouille de 1990

C'est un cimetière de taille moyenne d'environ 300 à 350 fosses qui contient environ 400 à 500 sépultures. Il a un développement elliptique dont l'assiette correspond à 1200 mètres carré. Il est limité à l'Est et au Nord par deux ruptures de pente qui forment un petit éperon. Un ancien chemin gravit la pente Nord, il semble suivre la crête de cette rupture pour ensuite longer la nécropole sur sa face Ouest.
La majorité des quarante inhumations fouillées sont orientées Ouest-Est avec quelques exceptions S.O. -N.E. qui semblent être les plus anciennes.
Les offrandes funéraires ont été essentiellement découvertes dans les rangées Sud. Elles s'échelonnent surtout durant le VIe et VIle siècle. Les défunts semblent, à cette époque, être inhumés dans un coffre de planches calées par de gros silex et de galets
Sur les marges de la nécropole les tombes contiennent des squelettes bien conservés avec peu ou sans mobilier. Elles se développent largement vers le Nord. Un plus grand nombre de réutilisations de fosses est constatée.
Le nombre des sépultures entre 400 et 500 est parfaitement maîtrisable et permettra probablement de restituer assez précisément l'évolution du cimetière. L'absence quasi-totale de fouille de nécropole du Haut Moyen-âge depuis l'Abbé COCHET, dans une région littorale comprise entre le Ponthieu et la Basse-Normandie peut être constatée. L'aménagement particulier des fosses reste à préciser.
Le remaniement des sépultures du VIe siècle compromet partiellement une étude anthropologique sur ce matériel, néanmoins le VIle et le VIlle siècles fournissent matière à une solide étude pour cette période. La variété des types d'inhumations observés à  Criel, combinée aux possibilités d'une chronologie relativement fine pour ces périodes défavorisées peut éclairer cette question.
Le sauvetage de 1990 a été mené avec des moyens financiers limités et dans des conditions assez difficiles malgré de bons contacts avec les responsables locaux. Les sondages ont été ponctuels et réalisés à la main. Un décapage mécanique de la terre végétale ainsi que la remise en état en fin de fouille par le même moyen s'avère nécessaire. On peut estimer fouiller sur deux mois par an environ 150 inhumations.

 

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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 18:24

La construction de l'école

Entre 1967 et 1970 des découvertes fortuites, surveillées au coup par coup, virent la destruction ou le remaniement partiel d'un secteur de la nécropole, peut-être "fouillé" par l'’Abbé Cochet. En effet, la construction d'une école attenante au chemin rural n° 7 proche de la nationale 25 à la sortie de Criel entraine la découverte de plusieurs sarcophages constitués de pierres plates en calcaire posées à champ, et de sépultures en pleine terre peu bouleversées. Parmi les déblais des engins mécaniques, furent recueillis des objets du Haut-Moyen-âge. (céramiques, fragments d'épée ...).
Des recherches ont été entreprises depuis les années 80, afin de replacer topographiquement et scientifiquement ces nombreuses découvertes. Néanmoins un des intérêts majeurs est la présence parmi les nombreux objets découverts d'une plaque-boucle ajourée en bronze, une fibule à base carrée et une garniture de poignard en argent qui attestent une forte influence scandinave.

Le sarcophage

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Méthode suivie pour l'évaluation

Pour évaluer le cimetière découvert en 1990, au dessus du camping municipal,compte-tenu des moyens financiers mis a notre disposition (5.000 F), nous avons adopte la technique du sondage ponctuel. Il a été ainsi effectué, avec l'aide d'une quinzaine de bénévoles de Criel, de Blangy-surBresle et des environs, 18 sondages de taille variable agrandis en fonction de leur intérêt. On notera la présence d'outillage et de débitage lithique dans les colluvions lœssiques comblant les tombes et recouvrant l'ensemble du site L'épaisseur des colluvions varie de 25 a 80 centimètres

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Lundi 18 juillet 2011 1 18 /07 /Juil /2011 17:51

Etude du sarcophage

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Le manque de rigueur de l'époque

Les campagnes de l’Abbé Cochet ne duraient guère plus d'un mois pendant lequel nous sommes étonnés de la surface explorée avec, semble-t-il une très petite équipe. Citons pour exemple, Neuville-le-Pollet où il fouille un espace de 30m x 15m, contenant 50 à 60 sépultures, en 2 campagnes (1845 et 1850).
Aussi Cochet fait-il sourire les archéologues de notre temps lorsqu'il écrit : "Après 2 ou 3 campagnes bien faites, après des études consommées, on peut se résumer sans fatigue et avec plus de fruits, parce que les moindres détails ne vous ont pas échappé"
Toutes ces constatations conduisent notre époque à considérer finalement Cochet comme un assez "piètre" fouilleur. Il est cependant des domaines où son apport reste important.
L'abbé Cochet a compris combien il était essentiel de publier ses découvertes, et il l'a fait abondamment. Ses articles, même s'ils nous paraissent trop souvent manquer de rigueur, ont au moins le mérite d'exister, et de nous fournir généralement une assez bonne illustration.
Quand il s'agissait de dresser des plans de structures (habitats, aqueducs, théâtres,...), il faisait appel aux agents du canton intéressé : on peut cependant déplorer qu'il le fît trop rarement.
Il s'est penché sur les méthodes de datation, et si ses idées sont encore assez peu précises, il a compris qu'on ne pouvait se fier uniquement à la numismatique, la monnaie romaine ne peut jamais seule fournir la preuve démonstrative d'une origine. Elle a toujours besoin d'être contrôlée et corroborée par une autre, et cela à cause de sa profusion dans l'ancien monde, de son long règne ou plutôt de sa longue circulation dans nos contrées latines. Il ne faut donc rien conclure de la présence des monnaies romaines quand elles sont seules.
Il a entrevu l'importance de la céramique comme moyen de datation et c'est là certainement un des points sur lesquels il fut le plus en avance. D'autres cependant s'y étaient déjà penchés un peu avant lui, notamment en Angleterre. Sa publication : Archéologie céramique et sépulcrale ou l'art de classer les sépultures anciennes à l'aide de la céramique, si elle nous apparait actuellement dépassée était une acquisition toute nouvelle en son temps.
II a compris que l'archéologie pouvait tirer grand profit d'une collaboration avec les chimistes, et a fait exécuter de nombreuses analyses : sur la composition des métaux et du verre antique, sur les dépôts contenus dans les vases funéraires, sur des matières organiques retrouvées dans les sépultures (débris de cuir, os...). Au long de ses fouilles, nous le verrons s'adresser au chimiste, au naturaliste, à l'archiviste, à l'épigraphiste, à l'anthropologue, au numismate... C'est ainsi qu'il se crée tout un réseau de chercheurs en des domaines très variés.

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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 21:43

Sépulture 3 :

Belle fosse moyennement entaillée dans la craie, orientée Ouest-Est. Un sarcophage monolithe en craie blanche locale occupe la fosse. Au regard des ossements bouleversés, on peut orienter le squelette Ouest-Est. Le sarcophage comporte trois trous d'évents dans sa partie basse. Il est trapézoïdal. Le couvercle est décoré longitudinalement de trois rangées de moulures. L'ensemble du sarcophage est fracturé anciennement , en effet le couvercle proche de la surface du sol (-15 cm) atteste de nombreux coups de charrue.

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Les principes de l'Abbé Cochet et la réalité

“Dans les grains de cette poussière, non seulement vous saisirez la peau, le cuir, le chanvre, la laine et les étoffes, mais encore la disposition exacte et pour ainsi dire l'emploi des épingles, des agrafes, des fibules, des boucles. Ne manquez-pas d'inscrire sur votre procès-verbal le nombre de fosses pour chaque jour, la place occupée par chaque objet sur le corps du défunt, triez ces objets vous-même et avec le plus grand soin. Je comprends de plus en plus que mon travail n'a aucune valeur sans dessin ou photographie"
Mais ses théories ne correspondent pas exactement a la façon dont il procède sur place et ce n'est généralement qu'a la suite de trouvailles fortuites qu'il entreprend des fouilles. Il demande alors l'autorisation du propriétaire et cherche à obtenir une subvention préfectorale, ou l'aide financière de quelque mécène local. Le financement des fouilles reste toujours difficile pour cet homme qui ne disposait d'aucune ressource personnelle.
Alors peut commencer la fouille, à laquelle Cochet semble participer assez peu, surtout, à la fin de sa vie. La plupart du temps, il a des adjoints, des sortes de "contremaitres" de chantier, Mathon, Hardy, Brianchon et surtout Cahingt ,qui dirigent les travaux aides de quelques ouvriers recrutés sur place. Lui-même se contente de passer de temps en temps pour collecter les objets, et explorer lui-même les plus belles tombes qu'on lui a réservées.
La plupart du temps donc, Cochet ne voit pas les objets en place. S'il recommande de tenir un journal de fouilles, on n'en a retrouvé aucun de sa main.  Sans doute prenait-il des notes sur les lieux, qui lui permettaient ensuite de rédiger ses publications  mais celles-ci restent toujours très peu précises. Pour ce qui est de l'emplacement des objets et des circonstances de leur trouvaille Cochet préfère souvent procéder à l'inventaire des objets, moins dans l'ordre de leur découverte que dans celui de leur importance et se contente de renseignements très généraux :
 "Dites-moi le total général des corps, vases, lances, haches etc...", écrit-il à Cahingt.  Aussi est-il difficile de reconstituer le mobilier funéraire des sépultures trouvées par lui.

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Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 16:25

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L'archéologie selon les critères de l'époque de l'Abbé Cochet

Dans le milieu scientifique de son temps, Cochet se range, sans conteste dans le camp des "archéologues de terrain", de ces "serfs provinciaux qui travaillent à la glèbe archéologique" comme il l'écrit lui-même. Il revient souvent dans ses écrits sur sa conception de l'archéologie :
"Ce que je cherche au sein de la terre, c'est une pensée, une idée..., une phrase sur les mœurs antiques, les coutumes funèbres, l'industrie romaine ou barbare... "
Les vases, les médailles, les bijoux n'ont de prix et de valeur qu'autant qu'ils révèlent eux-mêmes le nom et le talent d'un artiste, le caractère et le génie d'un peuple, en un mot la page perdue d'une civilisation éteinte. "Pour lui l'archéologie est une affaire d'instinct, une question de goût, de tact, de discernement . Mais cet instinct et ce goût se développent par l'éducation, s'alimentent par l'habitude et se fortifient par l'exercice. En un mot, c'est une science, et une science qui a ses règles et ses fautes, ses succès et ses écueils"
Cochet en parle souvent, tant dans ses publications que dans sa correspondance, mais il convient de faire la part des choses entre ses conceptions théoriques, et les méthodes qu'il applique effectivement sur le terrain. Il insiste en effet beaucoup, dans ses écrits, sur la nécessité d'une surveillance incessante du chantier.
"Il faut suivre sans cesse l'ouvrier, ne pas le perdre de vue un instant. Avoir les yeux au bout de sa bêche" pour ne pas manquer "ces mille détails si importants mais si fugitifs qui constituent toute la science des fouilles."
La science de l'Antiquité ne peut progresser qu'à l'aide d'observations faites sur la nature même des choses. Quand les objets sont une fois sortis du milieu où les déposèrent les hommes des anciens jours, ils perdent pour l'archéologue la plus grande partie de leur valeur, ce ne sont plus que des pièces de Musée ou d'étagère.

Par Phil - Publié dans : Le cimetière mérovingien
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Vendredi 15 juillet 2011 5 15 /07 /Juil /2011 19:14

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Criel sur mer fut un centre mérovingien important. Le cimetière découvert en 1990 et le troisième trouvé à Criel. Le premier se situait derrière l'église, le second se situait sous l'école et furent fouillés par l’Abbé  Cochet au XIXe siècle. Les découvertes de l’Abbé  Cochet restent remarquables par la diversité et la qualité des objets retrouvés. La première visite de l'Abbé Cochet à Criel date de 1866. En extrayant du caillou pour élargir la route de Dieppe à Eu en juin 1866, des ouvriers se heurtèrent à des sépultures franques. Dès le mois de juillet qui suivit, l’Abbé  Cochet se rendit sur les lieux et fit entreprendre une fouille. Une cinquantaine de sépultures furent exhumées. Orientées est-ouest, leurs occupants avaient, pour la plupart, été enterrés dans la terre nue. Sept sarcophages en forme de trapèze avec des toits plats furent néanmoins mis au jour. La nécropole qui semblait très étendue, d'une importance presque égale à celle d'Envermeu, selon l'archéologue, ne fut pas explorée dans sa totalité. La richesse du mobilier, que décrit succinctement l’Abbé  Cochet, semble témoigner de l'importance de Criel à l'époque mérovingienne. Seules quelques pièces, dont certaines de grande qualité, subsistent encore aujourd'hui.
La pièce maîtresse de cette découverte est une plaque-boucle en bronze ajouré. Elle décrit une tête d'homme barbu au centre dont les bras et les jambes se terminent par des têtes de monstres. Deux autres monstres semblent lécher les épaules de l'homme. Cette boucle ovale possède un ardillon à bouclier. Cette boucle témoigne d'influences scandinaves. Elle est actuellement dans une vitrine du musée de Saint-Germain-en-Laye. Le troisième cimetière découvert en 1990 est plus pauvre que les deux autres. Il semble correspondre à une occupation périphérique excentrée du bourg originel.

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Par Kimberley - Publié dans : Le cimetière mérovingien
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Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 17:05

Historique et contexte scientifique

Cette région a été pratiquement délaissée de toutes investigations archéologiques depuis les fouilles de l’Abbé Cochet (1830-1875). Seules quelques interventions ont été menées sur d'autres sites antiques de la région durant les 20 dernières années. Pourtant la commune de Criel a fait l'objet de nombreuses fouilles durant le XIXe siècle et au  tout début du XXe siècle (1904).
C'est au gré des aménagements de créations routières que deux cimetières du Haut Moyen Âge ont été sondés puis partiellement fouillés. Le premier se situe sur la départementale à 16 au lieu-dit « Chiffre ville ». Lorsque l'on traça le chemin en 1846 on n'y rencontra des sépultures avec vases, perles, verres, couteaux, etc.
Le second cimetière est presque à la base de la colline entre l'ancien chemin de Eu et la départementale qui conduit de Criel au Tréport dans un terrain qui appartenait alors à M. Piémont. C'est en extrayant en 1866 sur cette parcelle pour la rectification de la côte de la nationale 25 que furent découverts huit sarcophages et une cinquantaine de sépultures en pleine terre avec ou sans offrandes (céramiques décorées à la molette, coupes en verre, armes, bijoux…). La fouille a été exécutée par des terrassiers guidés par les conseils de l’Abbé Cochet.
En 1874 l’Abbé Cochet reprend l'exploration de cette nécropole, probablement sur la même parcelle. Il a constaté la présence de huit cercueils de pierre et de nombreux objets.

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Qui est l’Abbé Cochet ?

Il passe son enfance à Étretat. Il se prend de passion pour l’archéologie à 18 ans lorsque les restes d’une villa gallo-romaine sont découverts à Étretat. La recherche des antiquités n’en est qu’à ses débuts en Seine-Inférieure ; la commission départementale des Antiquités n’existe que depuis 1818, mais déjà, Cochet est nommé correspondant de cette commission à la suite de rapports sur les fouilles d’Étretat.
Il est ordonné prêtre en 1836 et, six ans plus tard, il est reçu à l’académie de Rouen, puis nommé inspecteur des monuments historiques pour le département de la Seine-Inférieure en 1849. Enfin, il est nommé conservateur du musée des antiquités de Rouen. C’est un archéologue de terrain qui insiste sur la nécessité de surveiller le travail des ouvriers pour ne manquer aucun détail, mais également d’examiner les objets en place dans leur contexte originel.
Il fut un des fondateurs de l’archéologie en tant que science en France, avec Boucher de Perthes, et une référence pour la Seine-Maritime et ses chercheurs en archéologie, malgré ses nombreuses erreurs d’interprétation.
Il repose au cimetière monumental de Rouen.

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Par Kimberley - Publié dans : Le cimetière mérovingien
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